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 Druidisme

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matt44
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MessageSujet: Druidisme   Sam 3 Juin 2006 - 19:59

gerborama à tous les mythonautes.

Je cherche à en savoir plus sur le druidisme et les pouvoirs légendaires des druides; vous n'aurez pas des liens ou des infos? (des complets svp)
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Draco
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MessageSujet: Re: Druidisme   Dim 4 Juin 2006 - 13:53

Les druides étaient un peu comme les prêtres d'aujoud'hui mais pas avec les mêmes rites.
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dagda
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MessageSujet: Re: Druidisme   Sam 5 Aoû 2006 - 22:29

les druides étaient en effet des prêtres comme maintenant draco, mais pas seulement, ils étaient aussi des conseillés de guerre ou un genre de ministre de l'époque, ils épaulaient les monarques et les chefs pour beaucoups de choses. (c'est en partit pour cela que les romains chrétiens ont voulu les déssimer)

mais ils étaient aussi bardes et médecins. En gros ils ont trois fonctions, à l'image de leurs dieux fétiche : Dagda réfléchit, le dieu-druide. Il sont guériers, guérisseurs et médecins (médecines des plantes bien entendu)

la transmition de leur savoir se fait par voix oral et il ne reste que trés peu de traces écrites.

il me semble (mais se n'est pas sûr) qu'ils formaient la générations suivantes d'abord par voix oral, puis qu'ils les laissé se demmerder en forêt pour mettre en application leur savoir

pour se qui est de leurs pouvoirs, j'attendrai comme toi Mythos Sohtym la réponse d'autres personnes et après seulement, si rien ne vient je ferai des recherches plus approfondies.
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Ophélia
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MessageSujet: Re: Druidisme   Sam 7 Oct 2006 - 21:01

dagda a écrit:
la transmition de leur savoir se fait par voix oral et il ne reste que trés peu de traces écrites.
Tout à fait !C'est pourquoi il faut rester très prudent :le druidisme moderne,tel qu'on le connait actuellement ,est né au début du XVIIIème siècle ,recrée par les loges maçonniques ,puis par un poète celtique.Il n'y a aucun document existant nous permettant de savoir ce qu'est réellement le druidisme.Et il faut se mefier des néo-druides.
dagda a écrit:
il me semble (mais se n'est pas sûr) qu'ils formaient la générations suivantes d'abord par voix oral, puis qu'ils les laissé se demmerder en forêt pour mettre en application leur savoir
Tu ne te trompes pas,les Druides n'aimaient vraisemblablement pas l'écriture,leur preferant l'oralité.Mais certains ecrits sont restés.il y a quand meme quelques petites choses qui nous permettent d'en connaitre un peu plus: lire Les Memoires de César par exemple,meme si je pense fermement que ce n'est pas objectif (les Romains aimaient beaucoup les caricaturer.La preuve qu'ils ont reussi,c'est que certains,à notre époque,sont persuadés de certaines choses crées par les romains eux-memes!).César y parle des gaulois emmenés à la bataille par des soldats,mais aussi par des druides.Le nom de Diviciacos y est ecrit .
Mais surement que la culture druidique a perduré dans l'histoire : on raconte que certains monastères abritaient des druides,mais surtout,dans je ne sais plus quel livre (que je retrouverai si certains sont interessés) il est montré qu'en 1650,le culte dédié à Cernunos existait toujours en Bretagne...

J'ai pu remarquer que beaucoup de choses fausses trainaient sur le net,l'amalgame entre le druidisme et le néo-druidisme,par exemple : les druides ne sont en aucun cas des sorciers.Pour leur pouvoirs,il est evident que c'etait des herboristes avant tout,qu'ils connaissaient la Nature parfaitement.Ils s'occupaient à la fois des rites,la justice,l'enseignement,conseiller militaire comme tu le mentionnes,mais aussi barde et vate (specialisé dans la diviniation)
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Skipp
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MessageSujet: Re: Druidisme   Mer 11 Oct 2006 - 10:44

dagda a écrit:
la transmition de leur savoir se fait par voix oral et il ne reste que trés peu de traces écrites.
Les druides avaient alors une conception assez moderne du Savoir... Considérant qu'il ne pouvait être figé par l'écrit mais qu'il pouvait évoluer.

Ophélia a écrit:
Tout à fait !C'est pourquoi il faut rester très prudent :le druidisme moderne,tel qu'on le connait actuellement ,est né au début du XVIIIème siècle ,recrée par les loges maçonniques ,puis par un poète celtique.Il n'y a aucun document existant nous permettant de savoir ce qu'est réellement le druidisme.Et il faut se mefier des néo-druides.
Tout à fait d'accord... Sans compter que le néo-druidisme a également été influençé par les écrits d'Ossian... Écrits qui aurait traversés les siècles et auraient été redécouverts à la fin du XVIII. Ils furent publier dans toute l'Europe et connurent un franc succès. Ils influençérent le romantisme... Jusqu'au jour où l'on se rendi compte que ces écrits n'étaient pas le fait d'un barde écossais du IIIe siècle mais le fait de James Macpherson, l'éditeur de ces écrits...

Ophélia a écrit:
Mais surement que la culture druidique a perduré dans l'histoire : on raconte que certains monastères abritaient des druides,mais surtout,dans je ne sais plus quel livre (que je retrouverai si certains sont interessés) il est montré qu'en 1650,le culte dédié à Cernunos existait toujours en Bretagne...
J'ai surtout entendu parler de la récupération des anciennes divinités celtes par les chrétiens qui les auraient transformés en saints. Cernunos correspondrait à St Cornély.

Ophélia a écrit:
J'ai pu remarquer que beaucoup de choses fausses trainaient sur le net,l'amalgame entre le druidisme et le néo-druidisme
Le néo-druidisme surf sur la vague du New-age... Mais tant que ce culte ne dérive pas vers le sectaire je ne suis pas contre cette religion qui s'inspire du respect de Dame Nature.
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Cuauhtémoc
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MessageSujet: Re: Druidisme   Lun 26 Fév 2007 - 23:34

Les druides pratiquaient le sacrifice sous plusieurs formes: des animaux et parfois humains!
Je crois que ce trait culturel a largement été décrié par les Romains.
Mais sinon il reste assez peu de choses sur les druides en général: quel était leur rôle dans les sociétés celtiques? est-ce que leur importance différaient en fonction d'une tribu précise? Parle-t-on des mêmes druides lorsqu'il s'agit de la Bretagne, de l'Irlande ou de la Gaule?
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AlexandreleGrand
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MessageSujet: PETIT ABREGE DE LEGENDES CELTIQUES   Mar 27 Fév 2007 - 4:43

La culture celte était une culture orale. Ses sources ont été mises par écrits à partir du 11e siècle après J.-C. par l’envahisseur romain et les premiers chrétiens arrivés sur l’île de Bretagne. Ainsi le Leabhar Gabala ou Livre des Conquêtes est un ensemble de récits oraux, d’annales et de généalogie, compilés du 9e au 13e siècle par des moines lettrés. C’est donc à travers des yeux étrangers à la culture celtique que la mythologie est parvenue jusqu’à nous.

Pour les Irlandais leur Histoire procède du mythe. Ainsi les Gaëls, ancêtres des Irlandais actuels, ont fait en sorte que ce qui leur était arrivé coïncide avec ce qui aurait dû leur arriver dans le but de rétablir l’ordre normal des choses.



Brân le Béni et le chaudron magique.


Bran le Béni est le fils du dieu Llyr et de sa femme Iwerydd. Dans la réalité historique, le dieu Llyr a été assimilé à un ancien roi de Grande-Bretagne par Geoffroi de Monmouth dans ses Chroniques. Il est le roi Lear de la tragédie shakespearienne.
Brân le Béni (Brân Ab Llyr) est un géant qui, bien qu’il ait été un dieu, se mêla des affaires des hommes sous le titre de roi de Grande-Bretagne. Il avait une sœur, Branwen, et un demi-frêre, Efnisien, chacun issu d’un lit différent. Bran permit à Branwen d’épouser le roi irlandais Matholwch sans demander l’avis d’Efnisien. Pour se venger, celui-ci trancha les lèvres, les oreilles et la queue des chevaux de Matholwch lors du mariage célébré au Pays de Galles. Pour apaiser les tensions, Bran offrit à son beau-frêre un chaudron magique qui permettait de ressusciter les guerriers morts. Une fois revenus à la vie, ceux-ci avaient toutefois perdu l’usage de la parole. Matholwch et les Irlandais considérèrent que ce présent ne rachetait pas l’affront qu’ils avaient subi, et, une fois revenus en Irlande, Branwen fut déchue de son titre de reine et devint une servante, bien qu’elle ai donné à Matholwch un fils, Gwern. Lorsqu’ils apprirent cela, Bran et Efnisien rassemblèrent une armée contre Matholwch. La bataille qui s’en suivie fut difficile des deux côtés. Le chaudron offert lors du mariage ramenait à la vie les soldats de Matholwch. Devant cette situation critique, Efnisien décida de le détruire. Se faisant passer pour mort parmi les cadavres irlandais, il fut jeté dans le chaudron dont il fit éclater les côtés et en mourut. Grâce à cet acte héroïque, les Gallois gagnèrent la bataille. Toutefois, Bran, qui avait reçu une flèche empoisonnée durant le combat, mourut. Dans son agonie, il demanda que sa tête soit tranchée. Pour les Celtes, la tête était le siège de l’âme, c’est pourquoi les décapitations étaient fréquentes sur les champs de batailles. Selon la légende, elle fut amenée à Londres et enterrée, le visage tourné vers l’Europe, pour dissuader tout envahisseur (le résultat n’a pas été très concluant…).








Le cycle héroïque de l’Ulster

Ce récit se passe en Ulster, à l’époque de Conchobar (prononcer Connor). Il est le plus original car il est le moins remanié. La base principale de ce cycle est antérieure au Ier siècle avant J.-C. mais les premières traces écrites datent du VIIIe siècle. Les aventures de Cûchullain (prononcer Cou-hou-lînn) forment le noyau principal de ce récit, qui serait contemporain des débuts du christianisme. En effet la légende place l’avènement du jeune roi Conchobar mac Nessa en 30 avant J.-C. et sa mort en 33 de notre ère. Les aventures de Cûchullain, champion de la tribu des Ulates, se passent entièrement sous le règne de Conchobar. Chacun des exploits de Cûchullain s’est prêté à de multiples variations, nous n’en présenterons qu’une seule.

A sa naissance, il s’appelle Sêtanta, « né trois fois ». La première fois, il est trouvé dans une étable et meurt. La deuxième fois, sa mère, Dechtire, sœur du roi Conchobar, enceinte du dieu Lug, se fait avorter. De nouveau enceinte du dieu, elle accouche enfin d’un petit garçon. L’éducation du futur héros se fait auprès des plus grands de la tribu : le poète Amairgin l’élève, Sensha lui enseigne la sagesse, Fergus le métier des armes, et le druide Cathbad les arts de la magie. A l’âge de sept ans, le futur héros de l’Ulster part rejoindre les cent cinquante garçons élevés près du roi. Refusant la soumission qu’il doit à ses camarades plus agés, il est attaqué par les cent cinquante à la fois. C’est alors que pour la première fois se manifeste chez lui son ascendance divine et sa valeur guerrière : il se retourne dans sa peau si bien que ses pieds et ses genoux viennent se placer par derrière, ses mollets et ses fesses par devant. A la pointe de chacun de ses cheveux hérissés perle une goutte de sang. Sa bouche, béante, vomit un flot de feu. Un de ses yeux s’enfonce dans son crâne, l’autre, aussi gros qu’un chaudron, vient saillir au milieu de sa joue. Sur son front apparaît la « lune du héros », marque de sa demi divinité. Sêtanta, vainqueur, obtient de son oncle, le roi Conchobar, que tous les garçons soient placés sous sa sauvegarde et non lui sous la leur. Dans la culture celte, il semblerait que les héros, avant de s’intégrer à la société, doivent s’opposer à elle avec violence, au mépris des coutumes et de l’autorité royale. C’est alors que commence pour Sêtanta une série d’aventures dont celle qui lui donnera son nom légendaire. Il fait preuve de force et de courage en tuant à mains nues le chien monstrueux du forgeron Culann, gardien des troupeaux et des terres de son maître. Sêtanta offrit à Culann de prendre la place de son chien de garde. Dès lors, il est appelé Cûchullain, « le chien de Culann ». Ainsi il reçoit son nom d’homme au moment même où il assume symboliquement la fonction de protecteur du territoire et des biens de son peuple. Le héros doit maintenant recevoir sa panoplie guerrière. Un jour, lors d’une leçon du druide Cathbad, un des élèves lui demande si ce jour est faste ou néfaste. Le druide lui répond que celui qui prendra les armes ce jour sera célébré à jamais dans toute l’Irlande pour ces exploits. Entendant cela, Cûchullain, prétendant être envoyé par Cathbad, réclame ses armes auprès du roi Conchobar. Après que le jeune homme ait brisé quinze panoplies, le roi lui offre ses propres armes. Cathbad, prévenu de la ruse, survient et prédit que celui qui prendra les armes en ce jour mourra jeune. Cûchullain choisit à beaucoup d’années sans gloire peu de jours suivis d’une longue mémoire (ce qui le rapproche de la figure mythique d’Achille). Volant le char du roi, il quitte les terres régies par Conchobar. En territoire ennemi, il tue trois guerriers et leur coupe la tête, dompte un cerf d’un seul regard, et assomme sans les tuer une troupe de cygnes qu’il attelle à son char. C’est dans ce prestigieux équipage qu’il rentre à la cour du roi.




Supérieur en beauté, en éloquence, de bon conseil, guerrier infaillible et fin stratège, toutes les femmes d’Ulster sont éprises de lui. Pourtant, sa beauté était inhabituelle : une chevelure bouclée de trois couleurs (brune, rouge et or), des joues de quatre couleurs (jaune, bleu, vert et rouge), des yeux à sept prunelles et sept doigts à chaque main et pied. Les hommes, jaloux de Cûchullain, décident de le marier. Son choix se porte sur Emer, fille de Forgall Manach, qui s’oppose à l’union. Pour que Cûchulainn obtienne la main de sa fille, il lui faudra compléter son apprentissage guerrier lors d’un séjour chez Scâthach l’Ombreuse. D’aventures en aventures, le héros arrive à la porte de Scâthach. Il la menace de son épée et, contre sa vie, elle lui accorde trois requêtes : elle l’instruira, lui donnera sa fille Uathach l’Epouvantable, et lui prédira la suite de sa carrière. Il va ensuite trouver la reine Aife, ennemie de Scâthach, qu’il vainc. Elle aussi lui accorde trois vœux : elle sera la vassale de Scâthach, elle dormira une nuit avec lui et lui donnera un fils que Cûchullain tuera en combat singulier sans avoir découvert son identité. Ayant fini son apprentissage chez Scâthach, le héros prend le chemin du retour. Pendant un an, Cûchullain, essaye en vain de retourner auprès d’Emer. Enfin, un jour, il arrive dans son char, tue de trois coups de lance vingt-quatre hommes et saute par-dessus la triple enceinte du fort de Forgall. Celui-ci se tue en tentant de faire la même chose. Cûchullain repasse d’un bond les trois remparts en emmenant Emer, son poids en or et la sœur de lait d’Emer. Au mariage des deux jeunes gens, le roi Conchobar tente de faire valoir son droit de cuissage sur la mariée. A cette idée, Cûchullain rentre en fureur. Pour l’éloigner, on le charge d’aller rassembler les troupeaux de la province. Le roi peut alors passer la nuit avec Emer, mais Fergus et le druide Cathbad veillent sur l’honneur de Cuchullain. Au matin, le héros reçoit la suprématie sur tous les jeunes hommes d’Ulster, y compris les fils du roi.

Comme il avait été prédit dans sa jeunesse, la mort de Cuchullain est violente : il est vaincu par des sorciers qui ont retourné contre lui son propre destin. Pour se venger du meurtre de leur père et de leurs frères, tués autrefois par le héros, trois sorcières font rôtir un chien sur un chemin. Ainsi, Cuchullain est pris dans un dilemme : il ne peut passer devant un foyer sans goûter la nourriture qui y est préparée, mais ne peut manger du chien, son totem. Passant outre, il prend le morceau qu’on lui offre : sa main et sa cuisse se dessèchent à l’instant. Le héros est encore redoutable. Ses ennemis ont alors recours à la puissance de la parole, magie la plus meurtrière. Trois incantateurs vont exiger les lances du héros, le menaçant s’il refuse de le satiriser, lui et le peuple dont il est le gardien. Cûchullain réussit à tuer les deux premiers, mais à la troisième tentative, son dernier ennemi vise le héros désarmé et l’atteint. Les entrailles de Cûchullain se répandent alors dans le char. Le héros demande qu’on le laisse boire au lac. Ramassant ses entrailles, il y boit et s’y lave. A ce moment, une loutre (un chien d’eau) vient boire de son sang. Cûchullain la tue d’un coup de fronde. Il comprend alors que sa fin est venue car on lui avait prédit que son premier et dernier exploit serait la mort d’un chien. Pour mourir debout, il s’attache à une pierre dressée, tandis que son cheval protège son agonie, tuant quatre-vingts hommes à coups de dents et de sabots. C’est seulement quand un corbeau vient se percher sur l’épaule de Cûchullain et que la lune du héros s’éteint sur son front, que son ennemi ose s’approche pour lui couper la tête. Le frère d’armes de Cûchulainn, Conall Cernach, venge son ami en tuant son assassin. Il retrouve la tête du héros et la rapporte à Emer qui pose ses lèvres sur celles de son époux décédé et meurt à son tour. Conall creuse alors une tombe, dresse une pierre et pousse la plainte funèbre. C’était le jour de Samain.

Le cycle des Fénians.

Ce récit est aussi important que le cycle d’Ulster. Il fut développé principalement à la suite de l’invasion saxonne en Irlande, alors que le cycle d’Ulster était déjà quasiment oublié. Le cycle des Fénians (Fianna) va de l’an 174 (bataille de Cnucha, sous le règne de Conn aux Cent-Batailles) à l’an 283 (bataille de Gavra, sous Cormac). Les Fénians appartiendraient à une sorte de chevalerie instituée sous le règne de Feradach Fechtnach (15-86 ap. J.-C.). Ils avaient pour rôle de maintenir l’ordre en Irlande et de protéger l’île contre les invasions. Au 3e siècle après J.-C., l’ordre des Fénians comptaient cent cinquante officiers et quatre mille cinquante hommes. Un des héros de ce cycle est Finn MacCumal. C’était le chef des Fénians, mais aussi un poète qui aimait mener la grande vie. Il est apparenté aux Fir Bolg et aux Tuatha Dê Danann, anciens habitants déifiés d’Irlande. Son père Cumal était l’ancien chef des Fénians et fut tué par Goll, un des guerriers de sa tribu. En effet, Cumal s’était enfui avec une jeune fille, Hurna, et le père de celle-ci avait envoyé Goll venger ce déshonneur. Toutefois, Hurna accoucha d’un garçon, Finn, qui fut élevé secrètement.


Il avait pour tuteur le druide Finnegas qui le chargea un jour de faire cuire le Saumon de Connaissance qu’il venait de pêcher. Finn se brûla le pouce en touchant le poisson et obtint la sagesse après avoir sucer sa brûlure. Il passa toute sa vie à guerroyer. Arrivé à un âge avancé, il décida d’épouser contre son gré la jeune Graïnné. Celle-ci, la nuit de la fête nuptiale, s’enfuît avec le jeune et beau guerrier Diarmaid. Finn et ses hommes poursuivirent les deux amants mais Oengus, dieu de l’amour et père adoptif de Diarmaid, les mit à l’abri dans un lieu sûr. Ils vécurent heureux jusqu’à la grande chasse au sanglier magique de Bean Gulban. Le sanglier, frère de lait de Diarmaid, devait, selon une prédiction, provoquer sa mort. En effet, Diarmaid fut blessé par le sanglier. Pour survivre, il doit boire de l’eau dans les mains guérisseuses de Finn. Malheureusement pour lui, par deux fois, Finn, repensant à Graïnné, laissa s’écouler l’eau entre ses doigts. Diarmaid mourut et son père divin, Oengus, emporta son corps à Brugh na Boinne, la nécropole antique de Newgrange. Dans la tradition gaélique de la fin du 12e siècle, comme en témoignent les légendes et ballades irlandaises et écossaises, les Fénians occupaient une place prépondérante. Au fil du temps, Finn est devenu une des grandes figures nationales irlandaises, à tel point que certains groupes politiques et paramilitaires l’ont repris pour l’associer à leurs luttes nationalistes contre les envahisseurs (exemple : à la fin du 19e siècle, l’Irish Republican Brotherhood improvisa deux insurrections qui échouèrent. Cette organisation resta dans l’Histoire sous le nom de Fenian movement).









Pour les Irlandais, ces histoires sont plus que des légendes, elles font partie intégrante de leur culture et de leur patrimoine historique. En effet on remarque qu’un des sujets récurrents est la défense de l’île d’Irlande face aux invasions. Ansi pour les Celtes d’hier et d’aujourd’hui l’histoire a nourri les légendes.




Pour en savoir plus.

Roy WILLIS, (dir.), Mythologie du monde entier, Paris, Bordas, 1995
Arthur COTTERELL, Mythologie celtique, les mythes et les légendes du monde celtique, Paris, Celiv, 1997
Miranda Jane GREEN, Mythes celtiques, Londres, 1995
Jean MARKALE, Petit dictionnaire de la mythologie celtique, Paris, Entente
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Skipp
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MessageSujet: Re: Druidisme   Mar 27 Fév 2007 - 21:08

AlexandreleGrand a écrit:
La culture celte était une culture orale. Ses sources ont été mises par écrits à partir du 11e siècle après J.-C. par l’envahisseur romain
Je pense qu'il s'agit bien sûr d'une erreur ? Parce que des evahisseurs romains au XIe siècle après JC se serait une découverte scientifique... rires
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